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Alexandre Dumas

Alexandre Dumas

Un pour tous

« Je suis né à Villers-Cotterêts, petite ville du département de l’Aisne, située sur la route de Paris à Laon… » (Alexandre Dumas, Mes Mémoires, Chapitre I). Alexandre Dumas voit le jour le 24 juillet 1802 rue de Lormet. Les références à Villers-Cotterêts, au pays du Valois et à l’Aisne en général se retrouvent d’ailleurs à foison dans son œuvre littéraire. Ses années cotteréziennes ont beau être marquées par la gêne financière de sa famille, elles n’en demeurent pas moins auréolées d’une insouciance toute juvénile. Il vivra là ses seuls moments heureux avec son père, Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie, dit le général Dumas, métis né à Saint-Domingue dont la carrière militaire fut couronnée de succès lors de la Révolution. Destitué et meurtri par l’ingratitude de Napoléon, le général s’éteint en 1806 à l’Hôtel de l’Épée de Villers-Cotterêts où la famille loue une modeste chambre. Alexandre Dumas trouve alors ses repères au sein de la famille Deviolaine qui est en parenté avec sa mère. Il vit quelque temps au pavillon Henri II, une dépendance du château royal de Villers-Cotterêts acquise par les Deviolaine en 1796 et dont il gardera un souvenir ému. Il est aussi pris sous l’aile de la famille Collard, propriétaire du château de Villers-Hélon où il croise la route de Talleyrand ainsi que de Pauline Bonaparte et du général Leclerc qui habitaient en voisin le château de Montgobert. Inhumé selon ses souhaits au cimetière de sa ville natale, Alexandre Dumas y est resté jusqu’au transfert de ses cendres au Panthéon en 2002. Le Musée Alexandre Dumas installé depuis 1952 dans un hôtel particulier du XIXe propose un important fonds documentaire sur les trois générations de Dumas qui ont marqué l’histoire et la littérature.


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