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Flying for France

Au bord de la route du Petit Détroit à la sortie de Flavy-le-Martel, le visiteur remarquera un modeste monument à la mémoire du sergent pilote James Mac Connell, de l’escadrille La Fayette.

Peu connu dans l’hexagone, cet aviateur américain est par contre célèbre outre-Atlantique pour avoir écrit « Flying for France » qui eut un fort retentissement auprès du public. Paru peu avant sa mort en 1917, ce récit de guerre frappa durablement les esprits par le fort sentiment d’engagement qu’il y exprime.
Quand la guerre éclate, James Roger Mac Connell a 27 ans. Il sent confusément que l’Histoire est en marche et que c’est là-bas, sur le sol français, que tout se joue. Il rejoint l’Europe en janvier 1915 et intègre l’American Ambulance Corps. La France lui remet la croix de guerre pour avoir fait preuve d’un réel courage en portant secours, sous le feu ennemi, à un soldat français, mais lui se juge encore trop en retrait :
« Plus je voyais la splendeur du combat des Français, plus je me sentais comme un embusqué » écrit-il.
Fondateur de l’aéro-club de l’Université de Virginie, il est en mesure de piloter un avion et décide de rejoindre l’escadrille La Fayette composée de pilotes volontaires américains. Aux commandes d’un biplan Nieuport, il prend notamment part aux combats de Verdun puis vole dans la Somme.
Le 19 mars 1917, alors qu’il survole la région de Saint-Quentin, son appareil est abattu par deux avions allemands. Il s’écrase dans une pâture à Flavy-le-Martel, là où se dresse aujourd’hui la petite stèle en sa mémoire. Il est le dernier volontaire américain à mourir sous les couleurs de la France, juste un mois avant que les Etats-Unis n’entrent en guerre. Sa dernière lettre,
retrouvée dans ses effets, se termine ainsi : « Good luck to the rest of you. God damn Germany and Vive la France !  » (Bonne chance à vous qui restez. Maudite soit l’Allemagne et Vive la France ! )

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