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Gravures et bas-relefs des poilus

Gravures et bas-relefs des poilus

L’âge des casernes

Cantonnés dans les carrières souterraines des journées entières, les soldats de la Grande Guerre ont laissé une quantité impressionnante de sculptures, dessins et graffitis sur les murs des creutes. Dans l’Aisne où ces cavités sont particulièrement nombreuses, ces témoignages anonymes se comptent par centaines.
« C’est un patrimoine qui raconte ce que ces hommes avaient dans le coeur et qu’il faut protéger. Certaines gravures ont disparu, détachées de la paroi au burin ! » affirme Noël Genteur, ancien maire de Craonne. Parmi les sites les plus connus, celui de Confrécourt, à Nouvron-Vingré, recèle un incroyable patrimoine pariétal. On y trouve notamment deux chapelles. La première, dans la carrière de l’hôpital, est connue comme la « chapelle des Bretons » et fut réalisée par des soldats du 262e régiment d’infanterie originaires de Lorient. On peut y lire inscrit en breton « Doué hag er vro » (Dieu et le pays). L’autre chapelle, dans la carrière du 1er zouave, est dotée d’un autel particulièrement ornementé, on l’appelle la chapelle du père Doncoeur en hommage à cet aumônier militaire qui officia ici pendant la guerre. Les marques retrouvées sont souvent un rappel de l’endroit d’où l’on vient à l’image du Lion de Belfort sculpté sur une paroi extérieure à Confrécourt. Les insignes militaires, croix de guerre et emblèmes de régiments sont les gravures les plus nombreuses. Elles sont une forme de signature comme dans les carrières de Froidmont à Braye-en-Laonnois où les Américains ont laissé de nombreux témoignages. On trouve aussi quelques représentations du « rêve du poilu » : la femme… désirée, fantasmée et souvent dénudée. Les carrières de Roucy, non loin du Moulin Nivelle, en possèdent un bel exemple.

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