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L'abbaye de Vauclair

L’abbaye de Vauclair

Valis Clara

"Doucement, comme à regret, Vauclair la discrète continue à sortir de l’oubli." Comme le souligne Henri de Benoist, maire de Bouconville-Vauclair et président de l’association des Amis de Vauclair, c’est pas-à-pas et grâce à l’investissement de quelques personnages animés d’une détermination farouche que les ruines de ce site cistercien ont pu être préservées et mises en valeur.
15e fille de Clairvaux, fondée en 1134, l’abbaye de Vauclair qui avait résisté à toutes les invasions pendant sept siècles fut quasiment rayée de la carte par les violents tirs d’artillerie de la bataille du Chemin des Dames en 1917. En 1966, le Père jésuite René Courtois, archéologue et historien, se prend de passion pour ces vieilles pierres. Il s’entoure des bénévoles du groupe « Sources » et de gens du pays pour défricher l’endroit et entreprendre des fouilles. Ces ruines deviendront sa raison d’être, il y vivra en ermite et en sera le fidèle gardien jusqu’après sa mort en 2005 : sa tombe est au cœur du site. C’est aussi au Père Courtois et à ses talents en botanique que l’on doit la renaissance du jardin de plantes médicinales qui recense plus de 300 espèces végétales.
Situé sur le parcours de la Voie Verte, au cœur d’un luxuriant massif forestier, Vauclair est un site totalement libre d’accès car, comme le rappelle Henri de Benoist, "la pire crainte du Père Courtois c’était que l’endroit soit un jour clôturé et la visite payante !".

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