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La Pierre d'Haudroy

La Pierre d’Haudroy

Cessez-le-feu

Tout collégien l’a appris en classe de 3ème : l’armistice de la Grande Guerre fut signé le 11 novembre 1918 à la clairière de Rethondes dans la forêt de Compiègne, dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d’état-major du maréchal Foch. On connaît moins les prémices de cet armistice dont le point de départ se situe au hameau d’Haudroy dépendant de la commune de La Flamengrie. C’est là que le 7 novembre 1918 à 20h20 se présentèrent aux avantpostes du 171e régiment d’infanterie quatre voitures allemandes, phares allumés, la première voiture du cortège arborant un drapeau blanc. Le capitaine Lhuillier ordonna alors au caporal Pierre Sellier de sonner le cessez-le-feu qui est répété sur l’ensemble des unités du secteur. Ce cessez-le-feu est temporaire et n’a de valeur que jusqu’à minuit.
A l’endroit même où le caporal Sellier sonna du clairon, se dresse aujourd’hui la Pierre d’Haudroy, imposant monument commémorant ce moment historique qui allait mettre un terme à quatre ans de combats acharnés durant lesquels 10 millions de soldats perdirent la vie. Le monument à la gloire du poilu fut inauguré le 8 novembre 1925. Détruit par les Allemands le 14 août 1940, il fut reconstruit par le comité d’Anciens Combattants 1914-18 de la Pierre d’Haudroy et inauguré à nouveau en 1948. Pierre Sellier entre dans l’histoire comme étant le premier clairon à avoir sonné le cessez-le-feu sur le front occidental, acte qu’il renouvellera chaque année par la suite. Il fera également don de son clairon qui est exposé depuis aux Invalides. Mobilisé à nouveau en 1939 puis renvoyé dans son foyer en 1940, il entre en Résistance et rejoint le maquis du Lomont. On comprend mieux pourquoi le collège de La Capelle porte son nom.

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