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Le Couvent de Cerfroid

Le Couvent de Cerfroid

Libérateurs

C’est un morceau de patrimoine historique peu connu qui se cache en bordure du Clignon près de Brumetz. Le couvent de Cerfroid n’est ni plus ni moins que la maison mère de l’Ordre des Trinitaires : c’est là qu’il fut fondé en 1193 par Jean de Matha et Félix de Valois, se donnant pour mission en cette période de croisades de racheter les Chrétiens captifs des Maures. « Par extension, il s’agit de venir en aide à toute personne retenue prisonnière quelle qu’elle soit » précise Sœur Perpétue, arrivée récemment dans la communauté. « C’est dans ce sens qu’aujourd’hui nous menons des actions à la prison de Château-Thierry et que nous accueillons des personnes en réinsertion.  »
Vidé de ses occupantes à la Révolution, le couvent renaît en 1946 et est aujourd’hui géré par une communauté mixte d’une dizaine de religieux et laïcs. L’aménagement le plus ancien demeure la « source de la trinité » où les deux ermites co-fondateurs de l’ordre auraient eu l’apparition d’un cerf portant sur le front la croix rouge et bleue devenue le symbole des Trinitaires. Les cryptes datent elles aussi de la fondation du couvent (XIIe siècle), l’eau y suinte de partout, provenant de la source qui traverse Cerfroid en venant du nord. A l’emplacement de l’église primitive, détruite sous Napoléon 1er, un nouvel édifice lancé au XIXe siècle, inachevé, constitue une chapelle en plein air. Enfin, on peut admirer, en vitrail, la réplique de la mosaïque de l’église San Tommaso in Formis de Rome représentant le Christ rédempteur libérant deux esclaves. Cette œuvre en verre antique soufflé a été réalisée par Didier Quentin, maître verrier à Chézy-sur-Marne.

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