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Le centre d'études des peintures murales romaines

Le centre d’études des peintures murales romaines

Décors antiques

En 1966, l’archéologue Alix Barbet, directeur de recherche au CNRS, se retrouve en charge des chantiers de fouilles de Mercin-et-Vaux, à côté de Soissons. Les vestiges d’une grande villa gallo-romaine ont été mis au jour et l’importance de ces découvertes en matière de peintures murales va conduire à la création du Centre d’Étude des Peintures Murales Romaines de Soissons. Géré par l’association Pro Pictura Antiqua, ce centre d’expertise est unique en son genre et mène des études sur des fragments en provenance de toute l’Europe.
« Nous gérons tout, depuis les fouilles jusqu’à l’étude et la restauration » précise Sabine Groetembril, responsable de la section étude. « Les peintures murales étaient un marqueur social important dans l’Empire romain, l’étude des fragments donne des informations sur le rang des propriétaires ainsi que sur la fonction des pièces de l’habitat, mais il faut de bonnes connaissances pour interpréter ces éléments car les décors sont souvent très lacunaires. » A partir d’un certain standing, aucun mur n’était laissé nu dans les intérieurs romains : les peintures murales étaient l’équivalent du papier peint pour l’élite de cette époque. Elles étaient réalisées par des artisans spécialisés qui peignaient « a fresco » c’est-à-dire sur le mortier frais. Les pigments d’origine minérale ont été emprisonnés par la chaux en séchant ce qui explique que les couleurs sont généralement très bien conservées. Le CEPMR de Soissons est installé dans les anciens greniers abbatiaux de Saint-Jean des Vignes. Des visites peuvent s’y organiser sur demande pour les groupes et pour les scolaires, l’aspect technique y est abordé de façon pratique par un atelier d’initiation à la fresque.

Voir en ligne : www.appa-cepmr.fr

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