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Le château de Fère-en-Tardenois

Le château de Fère-en-Tardenois

Pour la galerie

Le château de Fère-en-Tardenois fut bâti à partir du XIIIe siècle par Robert II, comte de Dreux et de Braine, mais le fameux « pont galerie » qui fait son originalité est plus tardif. C’est une des modifications que l’on doit au connétable Anne de Montmorency qui se vit offrir le château en 1528 comme cadeau de mariage par Louise de Savoie, mère de François 1er. Le pont-galerie ou « pont couvert », d’un style caractéristique de la renaissance, est attribué à l’architecte Jean Bullant. Il préfigure celui qu’Anne de Poitiers fera édifier sur la Loire au château de Chenonceau. Contrairement au scénario que connurent beaucoup d’édifices de ce type, la ruine du château de Fère-en-Tardenois n’est pas imputable à la Révolution mais à son dernier propriétaire sous l’ancien régime, Louis-Philippe d’Orléans. En 1779, il crut pouvoir tirer profit de ce château mal entretenu en vendant les meubles et les matériaux. Sans aucun rapport, rappelons que le duc d’Orléans décida pour des raisons très politiques de changer de nom en 1792 et se fit appeler Philippe Égalité, ce qui ne le sauva pas de la guillotine un an plus tard. Le château fut vendu aux enchères par ses créanciers.
Le dernier propriétaire en date, Raymond de la Tramerie, qui est inhumé à proximité des ruines, a fait don du château au Département de l’Aisne. Depuis plus de 20 ans, c’est donc le Conseil départemental qui gère le site sur lequel il pilote des chantiers d’insertion dont l’objectif est de réinsérer des bénéficiaires du RSA dans le monde du travail tout en participant à la sauvegarde et à la mise en valeur d’un précieux patrimoine. Les anciennes écuries du château ont quant à elles été transformées en hôtel de luxe par un investisseur privé.


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