agrandir le texte réduire le texte imprimer la page
Le mag 206 est sorti : découvrez les suppléments.

Archives actualités 2015

Le mag 206 est sorti : découvrez les suppléments.

Publié le 5 janvier 2015

Le magazine L’Aisne de janvier/février est en ligne et distribué dans les foyers du département. Retrouvez sur aisne.com des suppléments complétant les articles de la version papier.

Le nouveau magazine L’Aisne vient de paraître. Le dossier est consacré à la sauvegarde du patrimoine. Au sommaire également un reportage dans les collèges connectés, un point pratique sur les élections départementales, le programme du Printemps des conteurs qui débutera le 6 mars, oiu encore la découverte de Chevresis-Monceau en compagnie d’un greeter.

aisne.com propose aux internautes des informations complémentaires pour les articles suivants :

Balbino Medellin : Le clip Soleil de Picardie et autres vidéos

Bilan de santé des enfants de 4 ans à l’école maternelle

L’archéologie préventive avec le Pôle archéologique du Conseil général

La Tour Lhermitte de Coucy-le-Château : 30 ans de restauration



En supplément à l’article « En toute simplicité » p 10 - Le clip Soleil de Picardie et autres vidéos



En supplément à l’article « Famille et enfance : une nouvelle feuille de route » pp. 16/17 - Bilan de santé des enfants de 4 ans à l’école maternelle


Bilans de santé en école maternelle avec la... par DEPARTEMENT_AISNE

A l’initiative du Conseil général, des bilans de santé sont réalisés dans les écoles maternelles par la PMI (Protection Maternelle et Infantile).
En 2010, 4 800 bilans de santé ont été réalisés chez des enfants de 4 à 5 ans. 1200 enfants ont ensuite été orientés vers des médecins spécialistes, pour un suivi auditif et visuel.
Exemple en vidéo à l’école maternelle de Dammard dans une classe de moyenne section.

Le bilan de santé des enfants de 4 ans est une mission dévolue par la loi aux Départements : le service PMI (protection maternelle et infantile) doit proposer un bilan de santé global portant à la fois sur le langage, l’adaptation à l’école, le sommeil, les habitudes de vie, les repos, les jeux, …
Dans l’Aisne, cet examen est en règle générale proposé aux enfants de moyenne section de maternelle (4 ans) durant leur deuxième année d’école. 70 à 80% des enfants sont vus en bilan. « Il est difficile de couvrir tout le territoire, il faudrait des moyens humains supplémentaires et l’année scolaire est très courte.  »
Les bilans sont réalisés directement dans l’école pour faire le lien avec les enseignants. Les parents sont systématiquement invités. « Leur présence n’est pas obligatoire toutefois nombre de parents tiennent à être là et s’organisent en conséquence. 85 à 90% des parents sont présents, dont de plus en plus de papas  » souligne le Dr Noëlle Ridoux, médecin PMI chargée de la coordination des bilans de santé en école maternelle.
Ce bilan global est l’occasion de détecter des problèmes qui peuvent passer inaperçus même si l’enfant fait l’objet d’un suivi médical régulier. Le point est fait sur le langage, les problèmes sensoriels qui peuvent gêner la communication (audition, vue), l’évolution du poids et de la taille, etc.
« Je compile les données chaque année pour suivre l’évolution de l’obésité chez les enfants. Nous essayons de relayer les messages de prévention afin d’enrayer cette progression et cela semble fonctionner. Depuis deux ans, le phénomène stagne. Aujourd’hui 8 à 9% des enfants sont en surpoids.  » La PMI a notamment travaillé avec les enseignants pour éviter la distribution de collations à l’école. A noter que les dossiers sont systématiquement transmis à la santé scolaire pour assurer une continuité dans le suivi des enfants.
Le bilan fait l’objet d’un suivi auprès des parents : ils doivent renvoyer un courrier à la PMI après avoir rencontré un médecin spécialiste si cela s’avérait nécessaire. Si ce n’est pas fait, la PMI relance la famille. « C’est un suivi spécifique au département de l’Aisne depuis 2002. Nous avons de bons retours  » souligne le Docteur Ridoux. Un courrier est également adressé à tous les médecins ORL, médecins ophtalmologiques et orthophonistes pour les remercier de participer aux dépistages et leur communiquer un bilan de l’action. « Nous travaillons en bonne collaboration. En cas de souci majeur, un enfant est rapidement pris en charge.  »


En supplément à l’article « Vestiges du passé » page 26 - L’archéologie préventive avec le Pôle archéologique du Conseil général

Les opérations d’archéologie préventive sont liées aux chantiers d’aménagement du territoire. « Tous les travaux susceptibles de bouleverser le sous-sol peuvent donner lieu à un diagnostic archéologique, comme la création du contournement d’un village ou d‘un parking » explique Thierry Galmiche, responsable du pôle archéologique du Conseil général. Dans l’Aisne, ce pôle a été créé en 2004 pour répondre à cette problématique.«  La Voirie départementale réalise chaque année de nombreux aménagements d’où l’idée de disposer d’un service pouvant réaliser des diagnostics et des fouilles. » Le pôle intervient en priorité sur les chantiers portés par le Département et les organismes s’y rattachant, puis sur demande des collectivités territoriales, entreprises, particuliers.

Lorsqu’un permis de construire ou d’aménagement est déposé, ce sont les services de l’État qui décident de demander la réalisation d’un diagnostic archéologique. Le propriétaire du terrain a alors le choix entre différents opérateurs. Dans l’Aisne, trois services sont agréés pour ce type de fouilles : le pôle archéologique du Conseil général, le service archéo de la ville de Laon et celui de la ville de Château-Thierry. Ces deux derniers se concentrent sur leur territoire respectif. Enfin, l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) peut également être sollicité.
Une fois l’opérateur choisi, le diagnostic est lancé. A l’aide d’une pelleteuse des tranchées parallèles sont creusées sur 10% de l’emprise totale du terrain. Si des vestiges sont découverts, ces fenêtres de fouilles sont élargies. L’objectif est de rechercher des vestiges archéologiques : arase de mur, ossements, tessons de poterie, etc. Les agents étudient également les traces laissées par l’homme, comme les trous de poteaux, les foyers de fours, les silos, etc. « Tout ce qui suppose une utilisation humaine va être récupéré, répertorié et photographié. »
Un rapport est réalisé par l’opérateur pour évoquer les éventuels vestiges. On y retrouve notamment des informations sur la datation, grâce aux objets et aux techniques d’architecture utilisées, un descriptif des vestiges trouvés sur place et leur état de conservation et enfin la densité des découvertes.
C’est sur base de ce rapport que les services de l’état jugent de l’opportunité ou non de poursuivre les recherches. Si aucune découverte majeure n’a été faite, le chantier pourra reprendre. Au contraire, si des découvertes intéressantes ont été mises à jour, des fouilles archéologiques complémentaires sont menées. « Un chantier n’est que rarement « gelé » dans sa totalité, cela arrive une fois sur cent pour une découverte majeure.  »

Les fouilles archéologiques sont alors lancées. Les objets sont lavés, dessinés, photographiés, triés et inventoriés. Ils seront analysés par les différents spécialistes du Pôle archéologique : céramiste, archéozoologue, géomorphologue, anthropologue, … et feront l’objet d’un rapport détaillé dans les deux ans suivant la découverte. Une fois ce rapport rédigé, les vestiges rejoignent le Centre de Conservation et d’Études Archéologiques de Soissons.
Et de citer l’exemple du chantier de l’ancien Monoprix au cœur de la ville haute de Laon. Le Foyer Rémois a fait réaliser un diagnostic qui a débouché sur une prescription de fouilles. C’est le Conseil général qui a opéré le décapage de la totalité de la surface prescrite. Ces fouilles ont permis de mettre à jour les fondations d’une ancienne tour. Une découverte qui a ensuite été prise en compte par le propriétaire des lieux dans ses plans de construction. Un élément du patrimoine qui sera donc préservé de la destruction.


En supplément à l’article « L’envie d’apprendre » page 28 - La Tour Lhermitte de Coucy-le-Château : 30 ans de restauration

Le chantier de la tour Lhermitte (dans le parc du même nom) est un exemple du travail réalisé par l’AMVCC (Association de mise en valeur du Château de Coucy) pour la préservation du patrimoine de la commune. Les travaux lancés il y a trente ans - et portés par des bénévoles et jeunes désireux de se perfectionner en matière de restauration du patrimoine - sont en passe de s’achever.

Les bénévoles ont entièrement restauré la tour et les remparts attenants. « La tour, en partie détruite, était déchirée par une grande faille en V et était remplie de terre. Des tilleuls avaient même poussé à son sommet  » résume Patrick Caux, trésorier adjoint de l’AMVCC.
Les élévations ont été recréées en pierre de Bonneuil-en-Valois. Même chose pour les remparts de part et d’autre. Les lourdes portes d’accès ont été recréées lors des stages de menuiserie et de ferronnerie en respectant les techniques traditionnelles. Du bel ouvrage.

A l’intérieur, une fois la terre dégagée, les bénévoles ont découvert une ouverture vers une salle basse et des traces de plancher : il y avait donc plusieurs niveaux qu’il fallait recréer et respecter. Le plancher a été totalement restauré. « Ce plancher du XIIIe siècle avait été détruit au XVe siècle pour transformer la tour afin d‘accueillir un canon. Ensuite la salle a été entièrement remplie de terre pour servir de plateforme d’artillerie.  »
La salle haute pourra prochainement accueillir des visiteurs. Un escalier leur permettra d’accéder à la partie extérieure de la tour. Cette plateforme offre un panorama exceptionnel sur l’église de Coucy-le-Château, le parc et les remparts d’un côté, et sur la porte de Laon, au loin, de l’autre.
Dans l’avenir la tour sera intégrée aux parcours de visite proposés par l’Office de tourisme. Un atout touristique de plus pour Coucy-le-Château.

Diaporama

La Tout Lhermitte - © CG02 La Tout Lhermitte - © CG02 La Tout Lhermitte - © CG02 La Tout Lhermitte - © CG02 La Tout Lhermitte - © CG02 La Tout Lhermitte - © CG02

l'Aisne sur le net