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Les suppléments du magazine L'Aisne

2013

Les suppléments du magazine L’Aisne

Publié le 6 janvier 2013

Le magazine L’Aisne consacre dans son n° de janvier-février un article au centre de traitement de l’alerte du SDIS et une présentation du camp de Margival. Conseils des pompiers, photos, éléments historiques : voici des informations vous permettant de compléter votre lecture.

ACTUALITÉ
Allo les pompiers
La rapidité d’intervention des secours dépend des renseignements fournis par l’appelant. Voici quelques bons conseils à appliquer en cas d’urgence.


Les numéros d’urgence
Le 18 est le numéro qui permet de joindre les sapeurs-pompiers.
Le 112 est le numéro d’urgence européen. Valable dans toute l’Europe, il concerne toutes les urgences (médicales, incendies, police…). Ce numéro est utilisable et gratuit quel que soit le type de connexion utilisé.
Dans l’Aisne, les appels au 112 sont gérés par le SAMU.

Quand et comment alerter les secours ?
Tout le monde ne connaît pas les gestes de premiers secours. En revanche, face à une situation présentant un danger, chacun d’entre nous doit s’assurer que les secours appropriés sont prévenus en donnant l’alerte.
> Pensez à protéger le lieu de l’accident pour éviter le sur-accident
> Alertez ou faites alerter les secours
> Appelez le 18 ou le 112 pour mobiliser les moyens de secours les mieux adaptés.
> Le message d’alerte doit être aussi précis que possible, car les moyens qui seront déployés dépendront des informations que vous donnerez.
> Restez le plus calme possible et renseignez l’opérateur sur :
-  le numéro de téléphone d’où vous appelez
-  la localisation précise de l’accident (ville, rue, numéro, « près de … »)
-  la nature de l’accident et les risques en cours
-  le nombre de victimes
-  l’état apparent des victimes (présence de respiration, saignements …)
-  les premiers gestes éventuellement effectués
IMPORTANT : Ne raccrochez pas si votre interlocuteur ne vous le demande pas.


Pour tout savoir sur la gestion des appels au 18 par les sapeurs-pompiers, retrouvez l’article du Magazine L’Aisne de janvier/février 2012, page 8.


HISTOIRE
Découvrez le Ravin du Loup 2

Peu d’Axonais savent que le camp de Margival fut lors de la seconde guerre mondiale un grand QG des nazis, baptisé Wolfsschlucht 2. Des événements historiques s’y sont déroulés.


Paris sauvée !
Le W2 abritait le plus grand centre de transmission de la Seconde Guerre mondiale. Ce bâtiment de 108 mètres de long était doté de 600 lignes téléphoniques et d’un abri anti-aérien. « En moins de 15 minutes Hitler était en contact avec ses armées aux quatre coins du monde  » explique Didier Ledé Président de l’ASW2 (Association de sauvegarde du W2) qui propose des visites guidées du camp.
« Si Paris n’a pas été détruit c’est grâce à un événement qui s’est déroulé ici  » racontent les guides. En juillet 44 Hitler a purgé son armée après l’attentat raté dont il fut la cible. Walter Model fut nommé commandant en chef du Front Ouest. « Hitler avait pour ambition de raser Paris. Toute la ville était minée. » Lorsque Hitler a appris que l’insurrection grondait dans les rues parisiennes, il a transmis l’ordre de bombarder la capitale.
Cette missive est arrivée au centre de transmission de Margival le 26 août. Par chance, Walter Model était absent ce jour-là. L’ordre fut réceptionné par son adjoint Hans Speidel. Ce Général, un amoureux de Paris, l’a déchiré. « Cette décision lui a permis d’être acquitté lors du procès de Nuremberg car il a sauvé la capitale de la destruction. » La France a frôlé de peu la catastrophe : ce jour là un grand défilé était organisé sur les Champs-Elysées en l’honneur du Général de Gaulle. Les Allemands ont évacué le W2 après la Libération de Paris.

L’après-guerre
Le site fut découvert en 1944. L’OTAN en a pris possession pour y installer un centre de transmission européen. En 1968 l’armée française y a aménagé un centre d’entraînement de commandos. 80 000 soldats sont passés ici. L’armée française a abandonné la zone en 1996. « Le site est resté secret très longtemps car l’OTAN envisageait d’y installer tout l’état major de l’Ouest si une troisième guerre mondiale se déclarait dans les années 60 à cause de la Guerre froide  » se souvient Eric Trinon, secrétaire de l’association.
La propriété du site a été restituée aux communes concernées. Neuville sur Margival a revendu ses terrains à un particulier. Les deux autres communes sont toujours propriétaires du site, dont l’entrée pour Margival et le bunker d’Hitler pour Laffaux. « Il y a eu divers projets qui ont été écartés pour ne pas dénaturer le site. Malheureusement aucun projet valorisant ne nous a été proposé. Nous disposons d’une réserve foncière et avons exploité les peupleraies pour couvrir le prix d’achat » se rappelle le Maire de Laffaux, Jean-Pierre Leguiel.
Le site est à disposition des pompiers et gendarmes pour des entraînements. « Dans l’avenir nous espérons accueillir une formation destinée aux personnes amenées à travailler en milieu hostile, comme les journalistes par exemple. La valorisation économique du site paraît difficile. Les travaux à engager sont trop importants, ne serait-ce que pour remettre aux normes l’électricité des bâtiments » explique le Maire de Margival, Bruno Marcellin.
Chaque commune a signé des conventions avec diverses associations, dont la société de chasse locale et l’ASW2. « Nous défrayons l’ASW2 pour les petits travaux d’entretien des bâtiments et de défrichage. Cette association ramène de la vie et de la présence sur le site. Cela empêche le pillage des blindages restants  » se satisfait le Maire de Laffaux.

Une visite surprenante

L’Association de sauvegarde du W2 (ASW2) s’est constituée en 2007 pour restaurer le site et organiser des visites gratuites (de début avril à fin septembre). Rendez-vous est donné chaque dernier dimanche du mois, en dehors de la période hivernale. Des visites sont néanmoins possibles en semaine pour des groupes sur réservation.
Les bénévoles ont débroussaillé le site et entretiennent les axes de circulation. Ils ont aménagé des sentes piétonnières, qu’ils doivent défricher chaque année, qui permettent de cheminer dans le camp entre les différents lieux emblématiques.
Les bénévoles ont investi l’ancienne infirmerie pour y accueillir les visiteurs. Une maquette réalisée par le Président de l’association, Didier Ledé, y est exposée représentant le site en 1944 ainsi qu’une exposition de photographies, documents anciens et divers objets militaires. Une petite cuisine permet de proposer des boissons chaudes et froides, et éventuellement de permettre aux groupes de se restaurer.
A proximité du local d’accueil, l’association a complètement restauré un bunker de combat. « Ces bunkers enterrés étaient la force des Allemands. » La vie quotidienne des soldats y est reconstituée dans ses moindres détails : portes blindées de 600 kilos, les couchettes des soldats, les photos de femmes au mur, la zone de repas, le poêle, la mitrailleuse … Gérard Tripette, un bénévole, a poussé loin la reconstitution en intégrant des effets sonores rappelant les combats. Sur les étagères des effets personnels sont disposés : photos, lettres, pipes, montres, livres, … créant l’illusion que le bunker est toujours habité.
Village de combat dédié aux entraînements, piscine découverte, centre de transmission et bien évidemment le bunker du Führer complètent la visite. Ce blockhaus estampillé n°1 sera prochainement restauré à l’identique, sur base de documents d’époque.


Contact :
www.asw2.new.fr
tél. 0603712230


Retrouvez l’article du Magazine L’Aisne de janvier/février 2012, page 25.

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