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Présidentielle 2017 : réaction de Nicolas FRICOTEAUX, Président du Conseil départemental de l’Aisne

Publié le 9 mai 2017

Le vote majoritairement exprimé pour le Front National, ce dimanche dans le département de l’Aisne, là où les indicateurs sociaux sont particulièrement alarmants, est tout sauf une surprise et montre à quel point il devient urgent de décider et mettre en œuvre une véritable politique nationale d’aménagement du territoire afin de donner enfin des perspectives aux laissés pour compte de la décentralisation et de la mondialisation.

Emmanuel MACRON, notre nouveau Président de la République, doit se préoccuper au plus vite de celles et ceux pour lesquels un contrat aidé, de 6 mois, à temps partiel, est le seul espoir d’embauche, de celles et ceux qui ont encore la chance d’un CDI mais vivent dans la crainte continuelle d’une délocalisation de leur entreprise dans la périphérie d’une métropole ou dans un pays à faible coût de main d’œuvre, de celles et ceux, commerçants, artisans ou éleveurs, qui peinent à vivre de leur labeur tout en travaillant plus de 70 heures par semaine, de celles et ceux qui, malgré le taux d’illettrisme le plus élevé de France, subissent la fermeture de l’école de leur village et voient imposer à leurs enfants des journées encore plus longues et fatigantes du fait des transports scolaires, de celles et ceux qui doivent s’acquitter d’une lourde fiscalité locale pour financer l’allocation de solidarité de leur voisin plus démuni ou afin de financer les réseaux de téléphonie mobile ou du très haut débit, faute de rentabilité pour les opérateurs privés …

La carte de France des résultats de l’élection Présidentielle, tout à fait éloquente, montre à quel point mondialisation et décentralisation, non régulées, fracturent notre pays en augmentant les inégalités.

Notre nouveau Président doit donc rapidement s’interroger sur les raisons qui font qu’à Paris, seulement 10 % des électeurs choisissent Marine LE PEN quand ils sont 53 % dans l’Aisne et la question, pour nous, est de savoir si l’élu des métropoles saura entendre et répondre au cri de désespoir des oubliés de la République !