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Sable et cailloux à la Hottée du Diable

L’éco-système très particulier de la Hottée du Diable vous fera découvrir des paysages saisissants.

« Le premier quartier de lune, brillant au milieu d’un immense halo, éclaire une butte toute couverte de bruyères et de sable blanc. Des pierres monstrueuses, des grès aux formes fantastiques s’en détachent. Ils ressemblent aux bêtes des âges fossiles, à des monuments inexplicables, à des idoles ayant mal poussé encore leurs membres et leurs têtes. » Ainsi Paul Claudel décrit la Hottée du diable de Coincy dans « La jeune fille violaine ». Enfant, il s’y rendait souvent avec sa sœur Camille et ce lieu qui les fascinait a ensuite inspiré leurs œuvres respectives. Aujourd’hui, l’îlot improbable de sable et de rochers tapi dans un bois au cœur du Soissonnais est géré par le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie, afin d’entretenir cet écosystème rare où ont notamment trouvé refuge le lézard vert et l’armérie des sables.

Tout en respectant le balisage afin de préserver ce milieu fragile, vous pourrez découvrir cette biodiversité, mais aussi vous initier à la varappe sur les blocs identifiés ou encore organiser un pique-nique sur le sable… Remémorez-vous aussi la légende qui a donné son nom à la Hottée : on dit que c’est le diable qui, par peur du soleil levant, aurait fui en laissant tomber ici sa hotte remplie de rochers. Peut-être qu’un jour à la nuit tombée, il reviendra pour les ramasser…

Sable et cailloux à la Hottée du Diable