Après trois années de travaux, un ambitieux chantier de rénovation et un vaste travail sur les collections, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Aisne a officiellement rouvert ses portes samedi 10 octobre à Tergnier.
Une journée historique marquée par une très forte mobilisation du public, la présence de nombreuses personnalités investies depuis 40 ans dans la vie du Musée et l’émotion suscitée par le retour à la vie de ce lieu emblématique de la mémoire axonaise.
Porté par le Conseil départemental de l’Aisne depuis 2024, ce projet représente bien plus qu’une rénovation. Il s’agit d’une véritable refondation destinée à préserver et transmettre l’histoire de la Résistance et de la Déportation aux générations d’aujourd’hui et de demain.
Le musée propose désormais une muséographie moderne, immersive et accessible, offrant une vision de la Seconde Guerre mondiale à l’échelle de tout le territoire axonais.
L’inauguration en présence d’Isabelle Épaillard, préfète de l’Aisne, Pierre-Jean Verzelen, président du Département de l’Aisne, Aurélien Gall, Maire de Tergnier, et Benoît Guérin, Président des Amis du Musée de la Résistance et de la Déportation, a réuni près de 350 invités parmi lesquels de nombreux élus, représentants de l’État, partenaires du projet, associations mémorielles et acteurs du monde combattant.
Moment particulièrement fort de cette cérémonie : la présence de Maurice Decq, dernier résistant de l’Aisne encore vivant, dont le témoignage incarne le lien précieux entre l’Histoire et celles et ceux qui l’ont vécue. Pour lui, cette réouverture constitue « une réussite » 40 après la création du musée originel en 1986.
L’enthousiasme du public a confirmé l’attente suscitée par ce projet
Dès l’après-midi, plus de 400 visiteurs ont franchi les portes du musée pour découvrir le nouveau parcours permanent. La programmation inaugurale s’est poursuivie en soirée avec une projection du film « Les enfants de la résistance » qui a attiré de nombreux spectateurs.
Une fréquentation remarquable qui témoigne de l’attachement des habitants à ce lieu de mémoire et de leur curiosité pour cette nouvelle proposition culturelle.
« Ce musée est appelé à être bien plus qu’un lieu d’exposition. Nous voulons en faire un lieu vivant, un espace de partage, de création, de rencontres et de programmation culturelle, capable de faire vivre la mémoire tout au long de l’année » a déclaré Pierre-Jean Verzelen, lors de l’inauguration.
Face à la disparition progressive des témoins directs de la guerre, le Département a fait le choix de préserver les collections réunies depuis près de 40 ans tout en inscrivant le musée dans son époque. Un investissement de plus de 4 M€ a permis de restaurer le bâtiment, de moderniser les espaces et d’enrichir l’expérience de visite afin de répondre aux attentes des publics d’aujourd’hui.
« La transmission aux jeunes générations est au cœur de ce projet. À travers les témoignages, les parcours de vie et les collections conservées ici, nous voulons donner aux jeunes les clés pour comprendre notre histoire et les valeurs de liberté et de démocratie qui en sont issues » ajoute Jeanne Roussel, vice-présidente en charge des politiques culturelles et touristiques.
Avec cette réouverture, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Aisne marque un nouveau chapitre de son histoire. Un chapitre qui allie devoir de mémoire, innovation culturelle et transmission citoyenne, dans un lieu appelé à devenir incontournable pour tous les Axonais.
Inauguration du musée de la résistance et de la déportation